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5. Méthode - Paragraphe argumenté (3è)
Méthode du paragraphe argumenté :
La question posée se présente souvent sous la forme « À l’aide de vos réponses aux questions et de vos connaissances, montrez... » Dès la lecture de la question, on se rend bien compte : - Que cet exercice n’est pas une simple récitation par cœur d’un cours - Que l’étude de documents faite quelques minutes avant doit être utile - Qu’à l’issue du paragraphe argumenté une réponse doit être apporté, un peu à la manière d’une démonstration de mathématique. La réussite de cet exercice nécessite donc quatre capacités : avoir compris la question posée, avoir appris son cours, avoir fait correctement l’étude de documents, savoir rédiger en français. La méthode ici proposée sera elle-même divisé en trois étapes reprenant les capacités qui viennent d’être évoquées : I Avoir compris la question posée II Recueillir et utiliser des informations III Rédiger un texte cohérent en répondant à la question.
C’est la base de l’exercice. Même en dehors du milieu scolaire, on n’imagine pas répondre à une question que l’on n’a pas comprise ou alors on se doute que l’on a de fortes chances de se tromper de réponse. Comprendre la question est donc la clé de l’exercice, bien avant de se jeter sur son stylo pour écrire. A Expliquer les mots de vocabulaire et les limites de temps et d’espace La plupart du temps, la question a pour but de savoir si les élèves ont compris une ou plusieurs notions importantes du cours. Par conséquent, généralement, la question comporte une notion, un mot de vocabulaire, un concept important abordé en cours et qui doit absolument être expliqué si on veut éviter le hors sujet. Si ce ou ces mots ne sont pas compris par l’élève, le devoir est très mal engagé. De même si l’élève ne prend pas le temps de relire plusieurs fois le sujet pour trouver ces mots importants et les définir, il risque le hors sujet ou le contresens. En histoire comme en géographie, le sujet nécessite souvent un éclaircissement chronologique ou géographique. Un sujet qui comporte par exemple « Révolution française », « Première guerre mondiale », « Troisième République », « Second Empire » nécessite absolument que l’élève précise les dates concernées sur son brouillon (pour bien cadrer sa réponse) et même sur sa copie (pour montrer au correcteur) qu’il comprend l’allusion. Par ailleurs, si le sujet comporte le mot « causes » cela signifie qu’il faut parler de ce qui se passe avant alors que conséquences portera sur ce qui se passe après l’évènement. Ainsi : - Un sujet sur les causes de la « Première guerre mondiale » portera sur ce qui se passe avant Août 1914 (déclaration de guerre) et il est inutile voire hors sujet la plupart du temps de parler de ce qui se passe par la suite. - Un sujet sur les conséquences de la « Première guerre mondiale » portera sur ce qui se passe après novembre 1918 et il est inutile voire hors sujet la plupart du temps de parler de ce qui se passe avant. - Un sujet sur la « première guerre mondiale » concerne la période Août 1914-Novembre 1918. Ce qui se passe avant et après ne peut être abordé qu’en introduction et en conclusion de manière très rapide (selon le sujet, donc pas obligatoirement) Il faut faire de même avec la géographie et précisez les limites géographiques ou politique : « La France », « l’Europe », « l’Asie du Sud-est »…sont des notions qui paraissent évidentes mais méritent d’être expliquées (France avec ou sans les DOM-TOM, Continent Européen ou Union Européenne ?)
B Reformuler la question posée avec de nouveaux mots, plus accessibles Une fois que tous ces mots sont expliqués au brouillon intervient un deuxième travail, plus complexe : reformulez la question posée avec ses propres mots, donc en supprimant les notions complexes (tout en gardant bien sur leur signification). Par exemple, un sujet sur le programme de 4è tel que : A l’aide de vos réponses aux questions et de votre cours, vous montrerez de quelle manière évolue l’idée de citoyenneté au cours de la révolution française. Peut devenir une fois reformulée Quel rôle politique donne t-on au peuple français entre 1789 et 1799 et est-il toujours le même au cours de cette période ? On voit bien que la notion de « citoyenneté » est remplacée par « rôle politique du peuple », Révolution française est remplacée par ses bornes chronologiques (1789-1799) et « peuple français ». L’élève par cette reformulation montre qu’il a compris la question et connaît ces notions. Pour un sujet classique de 3è tel que : A l’aide de vos réponses aux questions et de votre cours, vous décrirez la première guerre mondiale et expliquerez ses conséquences. Peut devenir De quelle manière ce sont déroulés les combats entre les 1914 et 1918 et quelles modifications ont-ils entraîné par la suite en Europe et dans le monde entier ? Ici, « première guerre mondiale » devient « combats entre 1914 et 1918 en Europe et dans le monde entier », « conséquences » devient « modifications par la suite ». Cela évite en principe du coup tout risque de hors sujet.
C Répondre à la question en quelques lignes Pour qu’une question reformulée soit valable, il faut que l’on puisse y répondre et surtout que la réponse que l’on apporte soit la même que celle du sujet de départ. Sinon, on se trouve dans ce que l’on appelle un Hors sujet. Par conséquent, avant de se lancer dans la recherche d’information, il est bien de répondre à la question en deux trois lignes qui correspondront à peu près à la conclusion du paragraphe.
II Recueillir des informations C’est une des clés de l’exercice : l’élève doit être capable de recueillir des informations dans des documents et de se servir de ses connaissances de cours pour les comprendre, les organiser et les illustrer. A Recueillir des informations dans les documents Il ne faut jamais oublier que le paragraphe argumenté n’est que la seconde partie de l’exercice de type brevet. La première partie est une analyse de document qui doit être faites sérieusement et sans précipitation non seulement parce qu’elle peut rapporter des points mais également cer la compréhension des documents proposés et de leur intérêt est une des clés pour la réussite du paragraphe argumenté car on va y trouver de nombreuses informations qui pourront être reliées à des connaissances ou simplement faire l’objet d’exemples précis non vus en cours. Avant donc de se lancer dans la rédaction, il faut attentivement relire les documents proposés et les réponses aux questions sur lesquels on vient de réfléchir et qui sont le plus souvent une bonne indication de ce qu’il faut tirer des documents. Sur le brouillon, on indique toutes les informations recueillies sur les documents et qui semble répondre à la question du paragraphe argumenté. Mieux encore on les divise en deux colonnes, l’une pour les informations, l’autre pour les exemples. Bien analyser les documents fournis est une des meilleures solutions pour ne pas faire de hors sujet. Cependant, simplement répéter les documents (paraphrase) ne suffit pas et est même lourdement sanctionné par le correcteur. Il faut donc aussi avoir des connaissances. B Faire le point sur ses connaissances Contrairement à ce que croient beaucoup d’élève, un exercice de type brevet ne peut pas être réussi sans aucune connaissance de cours. On a vu déjà que le vocabulaire est important mais connaître son cours en général et des exemples en particulier est également indispensable d’abord parce que le correcteur vous jugera en partie sur cela et ensuite parce que sans connaissance on ne comprend bien souvent tout simplement pas les documents proposés. On procède donc comme pour les informations tirées des documents en inscrivant sur son brouillon toutes les connaissances de cours qui semblent avoir un lien avec la question et ne répètent pas les documents. On fera le tri plus tard. Ces informations peuvent être aussi bien des mots de vocabulaire importants qui valoriseront votre copie si vous réutilisez correctement, des dates, des évènements précis qui vous serviront d’exemple pour enrichir votre propos, des éléments qui ne sont pas indiqués dans les documents fournis mais qui aident à leur compréhension… Là encore, le mieux est de diviser entre informations et exemples. C Organiser sa réflexion en construisant un plan Après tout votre travail préparatoire, vous êtes désormais en possession de : - Limites chronologiques et géographiques du sujet - Question posée et réponse à apporter - Nombreux informations et exemples tirés de vos connaissances et des documents fournis - Mots de vocabulaire à placer car très importants Vous êtes donc dans la situation d’un problème de mathématique dont vous avez la question et la réponse mais dont il vous faut trouver la méthode pour le résoudre et donc déterminer les étapes qui vous amènent à la réponse. C’est dans cet esprit que doit être conçu le plan car chaque partie du plan doit apporter un élément de réponse. Pour être plus imagé, à la fin de la lecture de chaque partie, le lecteur doit pouvoir se dire que vous venez de mettre en évidence un élément de la conclusion. Souvent, le plan est suggéré par la question posée (vous montrerez dans un premier temps…puis…). En observant bien les documents, parfois on peut aussi y voir une certaine logique qui permet de construire son plan. Le mieux étant quand même de réfléchir et de mettre en évidence les deux ou trois choses qui sont à évoquer précisément pour répondre à la question. Un plan est composé de deux ou trois parties (en plus de l’introduction et de la conclusion) qui correspondent aux étapes du raisonnement. En règle générale, si vous trouvez quatre parties ou plus, c’est que vous vous dispersez de trop et que certains éléments peuvent être regroupés dans une partie un peu plus importante. Evidemment, si le plan est en deux parties, chaque partie sera un peu plus longues (7-8 lignes) que s’il est en trois parties (5-6 lignes). Dans tous les cas, il faut éviter d’avoir des parties trop déséquilibrées (12 lignes pour l’une et 2 pour l’autre) car cela signifie que le plan est mauvais ou que vous n’avez rien à dire sur toute une partie du sujet ce qui n’est pas bon signe… Traditionnellement, on considère qu’une partie se compose de deux arguments (donc informations ayant pour objectif de démontrer quelque chose) et d’un exemple (pour illustrer le propos par du concret). C’est un objectif à se fixer mais pas une norme. On ne vous sanctionnera pas si vous mettez deux exemples ou si vous ne développez q’un seul argument dans une partie si le reste est bon. Par contre, un exemple concret tiré du cours ou des documents pour confirmer un argument est toujours bienvenu. Comment construire et remplir son plan ? Vous avez une question et une réponse : les étapes du plan doivent donc être facilement visibles et correspondre aux deux ou trois éléments mis en évidence dans votre réponse finale. Sur votre brouillon, vous indiquez les deux ou trois parties de votre plan en laissant un espace puis vous relisez le brouillon où vous avez précédemment collecté toutes les informations. Vous placez chaque information dans la partie dans laquelle vous pensez qu’elle doit se trouver. Normalement, à l’issue de ce travail vous avez trop d’informations, il faut donc trier celles qui vous paraissent les plus importantes, les plus parlantes, ainsi que quelques exemples bien choisis et bien évidemment des mots de vocabulaire avec leur définition. Vous avez à ce moment là face à vous ce que l’on nomme un plan détaillé avec deux ou trois partie comportant chacune deux ou trois informations. Le travail de réflexion est terminé. Il ne vous reste plus qu’à rédiger directement au propre, d’une part parce que rédiger au brouillon ne sert à rien, ensuite parce que de toute manière vu le temps pris par les étapes précédentes, vous n’avez plus le temps.
C’est la dernière étape. L’élève doit montrer qu’il est capable d’expliquer son propos clairement à travers une rédaction organisé et fluide. A La priorité : introduction et conclusion au brouillon Introduction et conclusion sont à rédiger en premier et au brouillon pour plein de raisons diverses : - Ce sont les premières et dernières impressions laissées aux lecteurs, elles doivent donc être dans un français de bon niveau et non pas bâclées au dernier moment dans la précipitation - On y trouve la ou les questions, la ou les réponses et la définition du sujet. Prendre soin de bien les rédiger est donc indispensable pour montrer qu’on a compris le sujet. - Pour la conclusion, elle doit absolument être prête au brouillon pour pouvoir être recopiée rapidement et mécaniquement en fin d’examen (sans réfléchir donc, puisqu’à ce moment de l’examen souvent on est fatigué). Ce sont les seules parties du texte final rédigées au brouillon. Une introduction (4 lignes environ) doit comprendre : - La présentation du sujet (de quoi parle t-on ? Bornes chronologiques et géographiques) - La définition des mots de vocabulaire de la question - Une question reformulant la question posée avec d’autres mots. - Eventuellement (cela peut-être utile même si cela alourdit la rédaction), une annonce du plan retenu. Une conclusion (2-3 lignes) doit comprendre : - La réponse à la question (ou les réponses) reprenant des éléments des parties du plan. - Eventuellement une ouverture sur un sujet proche et intimement relié. Si on n’a pas d’idée mieux vaut se passer de cet élément que de faire une ouverture totalement hors-sujet.
Le développement est le corps du paragraphe argumenté, ce qui est compris entre l’introduction et la conclusion. Il doit être organisé et faire environ 15 lignes (10-12 en éducation civique). Pour le rédiger, il vous suffit de reprendre votre plan détaillé et de relier les informations par des phrases correctement construites. Si vous êtes peu doué en français, faites un maximum de phrases simples (sujet-verbe-complément) facilement compréhensibles par le lecteur plutôt que des phrases complexes qui finissent par ne plus rien vouloir dire. De même, si vous êtes incertains de vos capacités à conjuguer les verbes au passé simple, rédigez au présent, c’est parfaitement autorisé si tout est au présent et beaucoup plus facile que d’alterner imparfait-passé simple si on maîtrise mal la concordance des temps. Par contre, en histoire, le futur est strictement interdit pour des raisons évidentes, tous les évènements étant passés (il est autorisé dans une certaine mesure en géographie et éducation civique). Donc même si vous trouvez qu’un futur du type « La France entrera en guerre en 1914 » sonne bien évitez de l’utiliser. Un paragraphe argumenté prend toute sa mesure si l’on ressent véritablement le raisonnement de l’élève. Ainsi il ne faut pas se contenter d’annoncer son plan en introduction mais bien de le montrer au lecteur à la fois par le texte et la présentation. Entre chaque partie, on saute une ligne et l’on met un alinéa au début du paragraphe. De même, on saute une ligne entre l’introduction et le développement, le développement et la conclusion. A l’intérieur de chaque partie, on va à la ligne dès qu’on évoque un nouvel argument et surtout on utilise abondamment des mots de liaisons qui permettent de mettre en évidence votre cheminement de pensée : de plus, néanmoins, en effet, cependant, mais, donc, ensuite, de ce fait, enfin, car, or, même si, bien que, en dépit de, d’une part, d’autre part …etc De même, dans l’idéal, chaque partie doit être reliée à la suivante par une phrase de transition montrant le lien logique entre les deux. Si un élève ne sera que peu sanctionné si ce type de phrase n’apparaît pas dans sa copie, un élève qui les ferait apparaître serait en revanche valorisé. Le but de tout cela est que le correcteur qui voit lors de la correction de nombreuses copies puisse d’un seul coup d’œil avoir une idée précise de votre plan et voir que vous avez mené un raisonnement. La présentation du paragraphe argumenté est donc très importante. Attention cependant : il ne faut surtout pas indiquer introduction, I, II, III, conclusion sur sa copie d’une part parce que cela peut-être sanctionné et d’autres part car votre rédaction et présentation doivent permettre de leur voir sans indications complémentaires. De même, on se sert des documents pour trouver des arguments ou des exemples, mais on n’y fait jamais référence directement à la ‘intérieur du paragraphe argumenté (du type « on voit bien dans le document 2… »). Vous devez montrer que vous n’êtes pas juste capable de tirer une information et de la répéter, mais bien de vous en servir. C Un exemple concret de plan détaillé avec cette méthode Exemple avec le sujet:
1) S'assurer d'avoir compris la question en définissant au brouillon tous les mots de vocabulaire : il faut définir ici les notions de "première guerre mondiale" et de "guerre totale" qui sont des notions centrales du cours donc normalement connues de tous les élèves. Si ce n’est pas le cas, le hors-sujet et donc la catastrophe est tout simplement inévitable. 2) Délimiter les bornes chronologiques de la question : la présence de l'expression "première guerre mondiale" nous indique que nous devons parler d'une période allant d'Août 1914 à Novembre 1918. Si la question avait comporté le mot "cause" il aurait fallu parler des évènements se passant avant 1914 et s'il avait comporté le mot "conséquences" des évènements se passant après 1918. 3) Délimiter les bornes géographiques de la question : l'expression "Première guerre mondiale" nous indique que l'on doit parler du monde entier. Néanmoins, nos connaissances nous permettent de savoir que le principal champ de bataille est l'Europe et que la notion de "guerre totale" s'applique surtout à l'Europe. 4) Reformuler la question avec des mots plus simples : ici, la reformulation de la question consiste essentiellement à expliquer les deux notions primordiales de la question c'est à dire "première guerre mondiale" et "guerre totale". La question reformulée peut donc être: De quelles manières les militaires et les civils ont-ils participé chacun à leur façon à la guerre 1914-1918 ? 5) Le plan adopté, suggéré par la définition de guerre totale : I La situation et la vie quotidienne des soldats au front II Comment vivent les civils et de quelles manières participent-ils à la guerre ? 6) Le plan détaillé, où sont désormais placées les informations recueillies dans les documents et vos connaissances : I La situation et la vie quotidienne des soldats au front - Le nombre de soldats mobilisé est très important (8 millions d’hommes en France) (connaissances de cours)
II Comment vivent les civils et de quelles manières participent-ils à la guerre ?
7) L'introduction au brouillon L'introduction doit situer l'évènement ("la première guerre mondiale"), définir les termes du sujet ("guerre totale") et poser une question à laquelle le reste du devoir va essayer de répondre. La guerre qui oppose les plus grandes puissances européennes aidées de leurs colonies de 1914 à 1918 est appelée "première guerre mondiale" car pour la première fois tous les continents y participent. On peut également parfois la qualifier de "guerre totale" c'est à dire d'une guerre dans laquelle les militaires mais aussi les civils prennent une part importante dans l'effort de guerre. De quelles manières les militaires et les civils ont-ils participés chacun à leur façon à la guerre 1914-1918 ? 8) La conclusion au brouillon
La première guerre mondiale est donc bel et bien, sur le territoire européen, une guerre totale dans le sens où les efforts fournis par les civils tant sur le plan du travail que des finances ou des souffrances physiques et morales ont permis aux militaires de continuer la guerre sur le front. 9) rédiger selon le plan établi directement au propre en liant tous les éléments entre eux par des mots de liaisons: Connecteurs chronologiques : a) Pour les évènements qui se passent avant : auparavant, précédemment, quelques temps plus tôt (quelques années, mois plus tôt…)… a) Pour exprimer une cause (les raisons) : or, car, parce que, de ce fait, du fait de, en effet, comme, puisque
Date de création : 15/06/2009 @ 20:03
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2. Cinquième
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